Je suis formée à cette nouvelle thérapie dont les nombreuses études scientifiques louent les effets bénéfiques sur la qualité de vie.

L’enseignement était dispensé par le Docteur François BOURGOGNON, psychiatre et directeur de l’institut de méditation MINDFUL FRANCE.

La thérapie ACT est une psychothérapie d’approche humaniste, qui considère que vivre des moments douloureux voire dramatiques fait partie de la vie de tous les humains, et que la douleur est donc inévitable.

Il est donc inutile et inopportun de tenter de lutter ou de fuir la douleur psychologique ou physique, or c’est un écueil réflexe fréquent de tout un chacun, afin de tenter d’amoindrir les pensées, sensations et émotions désagréables.

Cette tentative de contrôle génère de la souffrance supplémentaire, car en plus d’être inefficace, elle entretient le problème, et en crée souvent d’autres en cascade. Par exemple : une personne a perdu un proche brutalement, sa douleur est immense et elle cherche à échapper à la tristesse en regardant des séries tv en boucle « pour oublier », en buvant de l’alcool plus que de raison « pour ne rien ressentir », ou en se réfugiant dans le travail sans limites. On peut imaginer les problèmes engendrés en cascade… et le problème reste le même, s’enkyste.

La thérapie ACT permet de travailler efficacement l’acceptation de cette réalité, avec douceur et bienveillance, l’identification des pensées inefficaces, aussi de d’accueillir les ressentis corporels (on apprend ensemble à respirer avec, jusqu’à la transformation). On apprend aussi comment fonctionnent les émotions pour en faire des alliées précieuses.

Sur un autre axe, celui qui va aider le patient à progresser vers une vie pleine de sens, nous travaillons sur la découverte, la mise à jour effective de ce qui a de la valeur pour lui : en tant que parent, conjoint, professionnel, enfant, citoyen etc. C’est à partir de cette base que les directions se précisent et, un pas après l’autre, la patient enrichit sa vie, créant de la satisfaction, de la fierté et de la joie.

Si le but premier n’est PAS d’abord d’obtenir le soulagement – on ne gomme pas les symptômes et douleurs – c’est en changeant le rapport au problème que la flexibilité psychologique revient, et permet de retrouver de la liberté d’agir vers une vie que le patient estime être meilleure pour lui, aligné entre ses valeurs et comportements concrets. Alors la magie opère, et les troubles diminuent.

Plus qu’une thérapie, une véritable mode de vie, une posture philosophique.